mercredi 21 mai 2008

Lyon vers Paris

Ce matin, Félix se lève en même temps que nous, on bouffe un peu, et on se dit adieu. Félix revient 1 semaine plus tard que nous, mais il doit encore effectuer un nombre considérable de tâches avant de partir.

On va au tunnel de Fourvière, mais comme il ne semble pas y avoir d'endroit idéal pour faire du pouce, on revient sur nos pas et nous concentrons nos espérances sur une rue à sens unique, où quelqu'un nous embarque vers 10h, pour nous laisser au péage de Villefranche.

De là, on met bien 40 minutes encore avant qu'un jeune marseillais à la voiture à moitié détruite s'arrête. Il se fume des joints tout le long, et nous laisse à Dijon (un peu plus haut en fait). On est alors à un putain de péage paumé, pas beaucoup de passage. Quelqu'un nous prend jusqu'à Troyes, fort heureusement. Ça nous fait emprunter la A4 au lieu de la A6, ce qui nous ralonge de 100 km environ, mais c'est bien plus pratique que de revenir sur nos pas.

Peu polis, on n'arrive pas à vaincre totalement les clous qu'on cogne dans la voiture. Le gars, bien sympathique, se fume aussi des joints. À Troyes, un petit truck de compagnie nous embarque jusqu'à Paris, hourra! Il me demande de lui rouler un joint pendant qu'il conduit, mais comme il n'a pas de papier et qu'il n'en trouve pas à l'aire de repos où on arrête exprès pour ça, on laisse tomber. Dommage, mais décidemment, tout le monde fume du pot dans cette partie de la France !

À Paris, notre Perpignanais nous laisse dans l'est, mais malheureusement, le quartier de notre host est à l'ouest. On se tape 1h30 de trajet d'une banlieue à l'autre, dans des trains bondés. Complètement excédés, on arrive chez Fabrice vers 20h30. Il est bien cool, il est déjà allé au Québec alors inutile de lui faire le petit cours habituel qu'il faut faire aux gens, concernant le Québec (comme quoi on parle pas anglais mais bien français, etc.). En plus, il écoute pas mal le genre de musique qui nous branche (muse, radiohead, pink floyd, led zep, etc.). Il nous offre une très belle salade au bleu avec de la viande et du bon pain. Bien gentil qu'il est, il nous emmène faire un petit tour en voiture, à Versailles, qui n'est pas très loin. Moi qui ne l'avait jamais vu, ça me donne bien envie de revenir de jour pour qu'on puisse se promener dans les jardins.

On se couche après avoir écouté Jackass, complètement morts, comme d'habitude après 9-10h de pouce avec ces putains de sacs trop lourds.

dimanche 18 mai 2008

Vacances chez Félix

Chez Félix, on s'avère être des visiteurs très paresseux. Ce qu'on fera essentiellement dans ces jours-là sera de se faire de la bonne bouffe végé (sushis, falafels, galettes de millet), boire du bon vin et de la bonne bière, aller au cinéma, visiter un peu la ville et surtout relaxer ! J'allais oublier: également consommer une quantité impressionnante de "petite vie" et de films.

C'est un repos qui nous fait à tous le plus grand bien, mais qui passe très malheureusement trop vite, et bientôt, il faut prévoir notre trajet sur Paris.

samedi 17 mai 2008

Laguiole vers Lyon

Ce matin, on se rend à la visite des ateliers de la coutellerie pour 9h30. La visite fut très instructive, malgré qu'on était les seuls personnes en bas de 60 ans. Les autobus de personnes agées se succèdent pour ces visites. Ça nous permet de voir des quantités de très beaux couteaux, et d'en apprendre sur l'histoire. Après la visite, les vieux se bousculent pour dépenser leur argent et acheter 1000 couteaux. On dit bonjour au coutellier, puis on s'en va à la sortie de la ville (Laguiole étant une ville qu'on peut traverser d'un bout à l'autre en 10minutes de marche). On fait du pouce près d'un chat mort dans le fossé.

Un couple parisien s'arrête pour nous. On a eu peur, il n'y avait pas grand passage ! Ils reviennent d'une soirée de gastronomie dans un resto à Laguiole parmi les meilleurs de France. Ils nous laissent à Chaudes-aigues, une autre petite ville. De là, un vieux papy nous embarque, bien sympathique, et nous laisse à Ste-Flour, d'où un jeune nous emmène à Clermont-Ferrand.

Ça a bien été pour cette première partie, on quitte maintenant les petites routes pour l'autoroute, on est assez confiants d'arriver aujourd'hui à Lyon, voire de bonne heure. Il parrait que si les campagnes de l'Auvergne sont plutôt à droite, C-F est plus à gauche, sa population étant bien plus jeune. On attend cependant bien 2h, malgré un traffic très fourni, avant que quelqu'un s'arrête, un jeune couple avec un bébé. Il nous emmènent à un péage près de leur village, Lezoux.

Il s'avère que c'est un putain de trou, seuls les habitants des villages de campagne environnants peuvent emprunter ce péage, et tous ceux qui le font retournent vers Clermont-Ferrant, aucun ne prend la direction Lyon. Après 2h, on désespère et on commence à penser à camper là (c'est pas les bois qui manquent). Un gars s'arrête. Il va à Lyon chercher sa mère à l'aéroport. C'est ce qu'on appelle de la chance...

Il nous laisse cependant à l'aéroport, il nous faut prendre une navette d'une heure pour retourner à Lyon, mais on est quand même contents. On arrive chez Félix vers 22h, qui nous accueille avec de la très bonne bouffe et de la très bonne bière.

vendredi 16 mai 2008

Aix vers Laguiole

On se réveille vers 6h30, on prend le temps déjeûner et de jaser avec Élise. On part vers 7h30-8h, et on est à la bretelle d'autoroute vers Nîmes à 8h30.

On attend même pas 5 minutes, et quelqu'un nous propose de nous emmener au péage de Lançon, s'excusant comme d'habitude de ne point nous emmener plus loin, et nous, expliquant comme d'habitude, que sortir d'une ville est très chiant et faire du stop au péage, très confortable.

Au péage, il y a surtout les camions qui passent près de nous. Après 20 minutes, l'un s'arrête, il va à Barcelone (cette autoroute est l'autoroute qui va vers Barcelone, donc ça va). On pensait arrêter à Nîmes, puis emprunter les petites routes pour se frayer un chemin vers Laguiole, mais il nous convainc d'aller plutôt au péage de Montpellier, ce qu'on accepte finalement. Il est vraiment sympathique, il nous donne des cannes de thon et de paris paté, ce qu'on trouve peu utile sur le coup, mais qui s'avéra plus tard tout le contraire.

De là on indique St-Étienne, pour remonter sur l'autoroute vers Rodez, Roquefort, Laguiole, etc. Un vieux français nous embarque, il est vraiment sympathique, un peu du genre militant contre les OGM et contre Sarkosy (il y a peut-être une faute mais peu importe). Il nous laisse à un péage passé Bézier (plus loin que Montpellier), où on glande 1h environ, avant qu'un gars nous embarque, débarquant là un autre autostoppeur.

Ce gars est bien cool, étudiant en technique policière (l'équivalent français, disons). Il me dit qu'il peut avoir mon Laguiole pour 5 à 20 euros, mais je doute fort qu'il soit de la même provenance. Il nous laisse à Millau, ce qui nous fait faire un bon bout. De là une dame nous emmène au rond-point à la sortie de la ville. Elle nous donne une carte de la région (on n'a qu'une putain de carte générale d'Europe pour se repérer, c'est pas le top). De là, un autre type nous emmène à un autre rond-point plus loin.

Puis là-bas, il est presque 15h. On pense que la coutellerie ferme à 17h30, et on est encore à 150km environ. Un espèce de fucké en mini-van tourne en rond dans le rond-point en nous klaxonnant (putain comment ça s'écrit ?), mais au même moment, 2 jeunes arrêtent pour nous.

Les 2 gars sont hyper pressés, je ne sais plus pourquoi, genre aller reporter des clés à un hotel à Rodez. Ils font du 150km/h dans les zones de 50/90, du 100 dans les zones de 30. Ça fait notre affaire car on est aussi pressés, mais on a quelques fois un peu peur. Arrivés à Rodez vers 16h, un peu impatients devant une file de voitures, ils empruntent le gazon pour les dépasser, puis on se fait chopper directement par la police.

On perd 15min avec la police, qui ne leur donnent finalement qu'un avertissement. On a manqué le bus de 16h vers Laguiole, qui était une possibilité pour arriver à bon port plus sûrement. Il y a encore 60km jusqu'à Laguiole. On finit par prendre le bus de 16h30, on n'a pas le choix ce coup-là, il s'est mis à pleuvoir en malade mental, et on n'a pas de parapluie.

Vers 18h30 (eh oui, ce fut long en criss), on arrive à Laguiole. Ce devait être depuis Aix environ 330km mais ce fut finalement au-dessus de 400. Il pleut toujours autant. On débarque et on court dans un magasin près de l'arrêt, qui semble être la coutellerie. C'est en fait une succursale au "centre-ville" de Laguiole. C'est encore ouvert, je réclame mon couteau, et quelqu'un de l'atelier vient le porter. Il est parfait, exactement comme je le voulais (un sacré cadeau de fête, n'est-ce pas?). Manche en pointe de corne noire, mitres en inox mat, lame de 12cm en acier suédois Sandvic avec gravure, ainsi qu'un poinçon comme 2e pièce. Ajoutez à cela l'abeille forgée massive avec le ressort.

On s'informe si on peut camper quelque part... il y a un camping à 1km, près de l'Atelier, qui doit être ouvert depuis hier. On s'y rend sous la pluie, se permettant même de se tromper de chemin question d'être mouillés encore plus. On se rend compte que le camping est semi-ombragé, on désespère un peu, puis une voiture arrive en trombe.

C'est le propriétaire de la coutellerie, qui nous embarque et, après avoir téléphoné les auberges/hotels les moins chers, nous emmène à notre auberge où on n'aura pas trop le choix de dormir.

Le gîte est vraiment cool, belle salle de séjour avec un foyer, belle cour (mais il pleut), belle cuisine, tout est neuf depuis 1 mois et ça coûte seulement 18 euros. On ressort aller acheter des pâtes et de la soupe dans une mini-épicerie bio qui coûte un bras, on revient se faire ça avec du thon et du fromage, ce qui nous suffira pour ce soir. On s'endort, plutôt épuisés de la journée. Demain, il doit faire le même temps... toute la fin de semaine, en fait.

mercredi 14 mai 2008

Aix.. !

Le matin à 5h, Félix se lève pour aller prendre son TGV pour retourner à Lyon. Nous, on reste cette journée de plus avant d'aller à Laguiole. Élise doit aller à ses cours, question d'aller tout de même encore officiellement à l'école (elle en a manquer plusieurs pour passer du temps avec nous).

Je suis toujours grippé, il fait toujours un temps incertain. On trouve un café internet pour donner des nouvelles, ce qu'on a pas fait depuis presque une semaine. Il se met à pleuvoir alors on passe finalement 3h au café (qu'on a cherché au départ pendant 1h30, ce qui nous a fait voir pas mal toute la ville). On se promène encore un peu, on prend ça tranquille, et comme Aix est une petite ville, on a vu pas mal de trucs juste comme ça.

Vers 16h30, on empêche Élise d'étudier. On se fait des mergez avec de la salade, et finalement elle pourra étudier de 22h à 24h un peu, puis on se couche car demain il faudra se lever tôt, pour partir vers Laguiole.

Aix-en-Provence - Cassis

Ce qu'il y a de bien aujourd'hui, c'est - enfin - la belle température annoncée; soit du soleil toute la journée, peut-être couvert en après-midi, mais c'est un compromis qui fait bien notre affaire, puisqu'on souffre du temps de merde depuis le début (dans le sud de la France en plus, où il est sencé faire beau tout le temps).

On se rend à Cassis à un prix d'or, mais ça vaudra le coup. On fait une épicerie rapide pour acheter de l'alcool, on passe au marché acheter des olives délicieuses. La ville est vraiment cool, quoique ce ne doit pas être un endroit idéal pour habiter (excessivement cher, que des vieux). On cherche un petit moment pour la plage dont Félix et Élise se rapellent l'existence, on en trouve une qui n'est pas celle-là mais qui est tout à fait convenable. Point de sable, des petits rochers, mais on s'en tape. On va se tremper dans la Méditerrannée histoire d'accomplir le but principal de la journée en premier, puis on se fait une petite bouffe (fromage, pain, salade, bière, rosé), avant d'y retourner encore.

L'eau est un peu froide, mais une fois dedans, ça y va. Avec des lunettes, c'est trop cool, le fond de l'eau est très joli et il y a plein de poissons un peu partout...

Félix et moi apercevons une chute d'eau sur l'autre côté, mais bientôt on ne la voit plus, on décide d'y aller pour vérifier si elle ne serait pas cachée. Elle aura en fait disparue, mais se rendre là nous fait découvrir la plage qu'on cherchait au début. On décide de remballer nos trucs, et d'aller de l'autre côté (en passant par la rue, moins compliqué). Là-bas, on se rebaigne, et tout en suivant des bancs de poissons on se ramasse assez loin. Tout-à-coup, on sent des trucs miniatures nous effleurer, on essaie de voir c'est quoi mais c'est pas trop évident, on dirait des anémones de mer, puis Félix déclare avoir vu une ou deux méduses à côté de lui, donc on décrisse aussitôt.

Il est bientôt l'heure de s'en aller de Cassis, donc on se perd dans un horaire de bus pas trop clair, un chauffeur de bus parle à Élise d'un ton des plus condescendants, ce qui est sur le coup assez comique. On se rend par un trajet bien plus long, finalement, à Aix. Comme d'habitude, on glande toute la soirée car on est un peu fatigués.

mardi 13 mai 2008

Aix-en-Provence - montée de la Sainte-Victoire

Tel que prévu à notre horaire, on se rend aujourd'hui avec Élise (qui n'a pas de cours aujourd'hui) à la montagne de la Ste-Victoire pour, selon la tradition semble t-il, boire une bouteille de pastis au sommet.

Le temps est un peu incertain mais on y va quand même. À Aix, on veut se renseigner sur l'horaire des bus à l'info touristique, mais une grosse torche américaine nous retarde (ainsi que la longue file nous suivant) car elle veut acheter un putain de livre de Cézanne cette conne. Devant l'impatience manifeste de tous, un autre guichet s'ouvre et on prend connaissance des différentes stations d'où on peut monter.

On arrête dans un petit village où l'on pourra se procurer de la bouffe pour le dîner (ainsi que du pastis). On met un certain temps à se retrouver, puis on débute la montée, plus rude que les autres chemins mais plus courte (environ 2h, au lieu de 5). Il se met à pleuvoir à mi-chemin, quelle poisse, on continue quand même. On crève la dalle, mais dans l'impossibilité de trouver un endroit convenablement abrité, on continue à monter. Félix nous entraîne hors-piste vers le best endroit, mais finalement ça ne va pas, on décide de se rendre au sommet (ou presque) pour bouffer près du prieuré.

Ensuite, on se tape le petit peu de chemin qu'il reste jusqu'au sommet. Là, il pleut toujours, mais on peut s'abriter pour déguster notre pastis (et des biscuits sablés pas trop bon mais pleins de sens), profitant d'une vue magnifique sur les environs.

On redescend par un autre côté que celui par lequel on est montés, ça prend bien 1h30, et en bas je suis totalement crevé, la grippe + la pluie n'aidant pas, mais un peu d'air frais aura tout de même fait du bien. Le soir même, inutilement de dire qu'on se la coule douce, on se boit quelques bouteilles de vin et on bouffe une plattée énorme de légumes au curry tranquilles.